Nouveau Citroën C5 Aircross : Rennes relance la machine

Léo

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L’usine Stellantis de Rennes-La Janais entame la production du Citroën C5 Aircross

À Rennes-La Janais, l’usine Stellantis reprend vie. Après des mois de doutes sur son avenir, le site breton vient de lancer la production des préséries du nouveau Citroën C5 Aircross, véritable vaisseau amiral de la marque aux chevrons.

Avec l’ambition claire de produire 100 000 unités par an, dont près des deux tiers en version électrique, cette nouvelle génération incarne un tournant stratégique autant pour Citroën que pour l’usine bretonne.


Un rythme de croisière attendu dès octobre

Aujourd’hui limitée à 20 véhicules par jour, la cadence de production atteindra 400 SUV quotidiens d’ici mi-octobre 2025. Le lancement commercial est prévu en septembre, avec une répartition stratégique :

  • 32 % pour la France,

  • 18 % pour l’Allemagne,

  • 16 % pour la Turquie,

  • le reste pour l’Italie, l’Espagne et d’autres marchés.

Après un premier modèle écoulé à 77 000 exemplaires annuels en moyenne, Citroën espère faire encore mieux avec cette deuxième génération.

Le C5 Aircross II est basé sur la plateforme STLA-Medium de Stellantis, partagée avec les Peugeot 3008, Opel Grandland et Jeep Compass. Sa grande force : accueillir toutes les motorisations – essence, hybride, hybride rechargeable et 100 % électrique – sur une même ligne.

Selon Etienne-Martin Commandeur, directeur de l’usine, 60 % des modèles produits seront électriques et 30 % mild-hybrid. Un choix stratégique face aux évolutions rapides du marché.

Une modernisation profonde du site

Fondée en 1961, l’usine de Rennes-La Janais a vu défiler 13 millions de véhicules. Pour accueillir le nouveau SUV, elle a bénéficié d’un investissement de 150 millions d’euros (dont une partie via l’Ademe) et d’un plan de décarbonation à 18 millions d’euros.

  • Passage de 229 à 100 hectares d’ici 2026,

  • près de 400 robots et AGV pour automatiser la production,

  • internalisation de 30 pièces plastiques (contre 18 auparavant), dont le premier pare-chocs produit directement en France par Stellantis.

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Si Stellantis internalise certaines pièces, des partenaires stratégiques restent impliqués :

  • Forvia pour les sièges et la planche de bord,

  • Valeo pour les projecteurs,

  • OP Mobility pour le volet de coffre,

  • ACC et BYD pour les batteries,

  • Metz-Trémery pour les boîtes de vitesses.

Une chaîne d’approvisionnement qui renforce l’image “made in France” du nouveau SUV.

Une usine verte et tournée vers l’humain

Objectif : neutralité carbone en 2030. Le site mise sur :

  • une centrale biomasse pour réduire les émissions,

  • une baisse drastique de la consommation d’eau (1,15 m3/voiture visé en 2026),

  • un futur parc photovoltaïque,

  • 70 % d’indépendance énergétique d’ici 2026.

Côté humain, 2 000 salariés travaillent à Rennes, renforcés par 400 intérimaires et des recrutements en cours, notamment d’ingénieurs et de cadres. Le lancement du C5 Aircross devrait générer 200 emplois supplémentaires.

Rennes-La Janais, plus grande usine automobile de l’Ouest de la France, s’impose dans la compétition interne des 40 sites Stellantis dans le monde. Déjà 7e en 2024 selon les indicateurs internes, elle espère se hisser sur le podium grâce au succès du nouveau C5 Aircross.

Le site se spécialise désormais uniquement sur ce SUV, après l’arrêt de la production du Peugeot 5008. Une dépendance risquée, mais assumée : tout repose désormais sur le succès du modèle Citroën.

✅ À retenir :

  • L’usine Stellantis de Rennes-La Janais lance la production du nouveau Citroën C5 Aircross.

  • Objectif : 100 000 SUV/an, dont 60 % électriques.

  • Un site modernisé avec 150 M€ investis et une automatisation renforcée.

  • Une ambition écologique : neutralité carbone en 2030.

  • L’avenir de l’usine bretonne dépend du succès commercial du nouveau modèle.

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