Arrêt des normes d’empilage demandé par l’ACEA à l’Europe

Léo

ACEA

En prévision des élections européennes, l’ACEA exprime ses opinions. Présidée par Luca de Meo, directeur général de Renault, l’association demande à Bruxelles d’adopter une vision à long terme et de mettre fin à la multiplication des réglementations.

L’ACEA appelle à une stratégie réglementaire cohérente pour l’industrie automobile européenne

Depuis des décennies, les normes régissant l’industrie automobile sont en constante évolution, et cette tendance ne fait que s’intensifier. Alors que l’inflation des prix à la consommation fait rage depuis quelques mois, l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) profite de l’approche des élections européennes de 2024 pour faire entendre sa voix.

L’ACEA exhorte l’Europe à adopter une approche réglementaire à long terme, dépassant la simple accumulation de nouvelles réglementations. Selon l’association, les institutions européennes devraient établir un planning à long terme et adopter un rythme réglementaire plus raisonnable. De plus, l’ACEA estime qu’il est crucial d’accélérer le déploiement des bornes de recharge électrique et des stations hydrogène, ainsi que d’étendre les incitations fiscales et les avantages à l’achat pour les véhicules moins polluants.

Bien que la plupart des constructeurs se soient engagés à vendre exclusivement des voitures électriques d’ici 2035, certains estiment que les moteurs thermiques pourraient bénéficier d’un répit.

Les constructeurs ont déjà exprimé leur soulagement fin septembre lorsque les pays membres de l’UE ont rejeté un durcissement supplémentaire des normes de pollution des gaz d’échappement des voitures particulières, craignant que cela ne freine les investissements dans les véhicules électriques.

L’ACEA insiste également sur la nécessité de garantir la neutralité technologique, en demandant des alternatives viables pour certains carburants et substances, ce qui sous-entend un rôle potentiellement accru pour les biocarburants et les carburants synthétiques.

Lire aussi :   "Notre approche n'est pas dogmatique", déclare Marc Hedrich de Kia France

Les constructeurs demandent également aux institutions de garantir des conditions de concurrence équitables sur le marché pour les voitures fabriquées en Europe.

Accès aux matières premières et concurrence équitable

En septembre, la Commission européenne a ouvert une enquête sur les subventions accordées aux constructeurs chinois, qui les aideraient à inonder le marché européen de voitures électriques bon marché.

L’ACEA demande également à ce que l’accès aux matières premières critiques soit garanti aux constructeurs, par le biais d’accords d’échange avec d’autres États. En effet, les batteries des voitures électriques contiennent de nombreuses matières premières peu présentes en Europe, telles que le lithium ou le cobalt, qui sont souvent raffinées en Chine.

Selon l’ACEA, l’industrie automobile représente 13 millions d’emplois en Europe et contribue à hauteur de 7 % du produit intérieur brut de l’Union européenne.