Défi de l’accessibilité des voitures électriques pour l’industrie automobile

Léo

Voiture électrique à prix compétitif en Europe

La Plateforme de l’automobile et le gouvernement prévoient de signer le prochain contrat de filière pour la période 2023-2027, engageant ainsi l’industrie et les pouvoirs publics. Ce contrat vise à relever le défi majeur de produire des petites voitures électriques à un coût compétitif.

La filière automobile en quête d’un nouvel engagement de soutien public

La Plateforme de la filière automobile (PFA) et le gouvernement français sont en discussions pour la signature d’un nouvel engagement de soutien public qui s’étendra jusqu’en 2027.

Après un premier contrat de filière conclu en 2018, cette nouvelle étape vise à perpétuer les investissements massifs dans l’industrie automobile, à garantir la pérennité des dispositifs d’accompagnement des pouvoirs publics et à résoudre les problématiques de reconversion des salariés et de formation. L’objectif principal est d’atteindre 50 % de ventes de véhicules électrifiés d’ici 2027, dont 42 % seront entièrement électriques.

Le défi de la production de voitures électriques abordables

Malgré les avancées de la filière automobile dans la transition vers les véhicules électriques, le plus grand défi demeure la production de voitures électriques abordables en France. Luc Chatel, président de la PFA, souligne que la réussite de cette mutation industrielle dépend de la demande des consommateurs. Il s’inquiète d’un tassement de la demande et se demande si l’environnement économique et fiscal permettra de fabriquer ces véhicules à un coût suffisamment compétitif pour les vendre.

La PFA considère que le soutien de la demande est crucial et se félicite de la mise en place du bonus automobile basé sur un score environnemental.

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Cependant, l’amélioration de la compétitivité de la France reste une priorité. La décision d’étaler sur plusieurs années la suppression de la contribution sur la valeur ajoutée (CVAE) est perçue comme une mauvaise nouvelle pour l’industrie automobile. En effet, le coût horaire du travail dans l’industrie en France est plus élevé que dans la zone euro et cela impacte la compétitivité des sites industriels français.

Dans le cadre des négociations du prochain plan de soutien à la filière, la PFA demande des mesures exceptionnelles pour rendre les sites industriels plus compétitifs, notamment en instaurant des zones « Green deal » où les impôts de production seraient réduits.