À l’approche du sommet Chine-UE prévu à Pékin en juillet 2025, les terres rares occupent une place centrale dans les débats. La Chine envisage de simplifier leurs exportations vers l’Europe, mais cette ouverture s’accompagnera inévitablement de conditions. Seraient-elles liées aux véhicules électriques ?
La Chine et l’Europe : Dialogue autour des terres rares
Dans le contexte des futures négociations commerciales sino-européennes, la Chine, qui régule depuis avril ses exportations de terres rares, a annoncé sa volonté d’assouplir ces restrictions pour l’Europe. Cette annonce intervient à l’approche du sommet Chine-UE prévu pour juillet 2025, où les deux parties espèrent renforcer leur coopération économique. Le ministère chinois du Commerce a souligné que le contrôle des exportations de ces substances critiques est une pratique courante à l’international. Toutefois, la Chine s’engage à établir un « canal vert » pour accélérer le traitement des demandes européennes conformes.
Les enjeux des échanges technologiques et de l’automobile
En contrepartie de cet effort chinois, Pékin attend de l’Union européenne des mesures réciproques pour faciliter les échanges de produits technologiques vers la Chine. Cette exigence a été formellement exprimée par le ministre chinois du Commerce, qui souhaite voir l’Europe sécuriser et promouvoir les échanges légaux de technologies. Par ailleurs, les discussions entre Wang Wentao, ministre chinois du Commerce, et Maros Sefcovic, commissaire européen chargé du Commerce, ont également abordé la question sensible des véhicules électriques chinois. Ces derniers font actuellement l’objet d’une enquête antidumping à Bruxelles, et les négociations sur un engagement de prix sont « en phase finale », selon le ministère chinois du Commerce. (avec AFP)




