Les véhicules autonomes ne sont pas encore obsolètes

Léo

véhicules autonomes robotaxis

Bien que le véhicule autonome ne soit plus considéré comme une priorité immédiate, il demeure présent au CES de Las Vegas. Les robotaxis continuent d’être développés, tandis que les applications destinées aux particuliers demanderont encore du temps et de la patience.

Le salon de l’électronique de Las Vegas présente les dernières innovations pour les véhicules autonomes

Le salon de l’électronique de Las Vegas est actuellement le théâtre d’une multitude d’innovations destinées aux véhicules autonomes. Capteurs, caméras, lasers, logiciels et intelligence artificielle sont mis en avant pour améliorer ces technologies en constante évolution. Bien que le développement des véhicules autonomes prenne plus de temps que prévu, il reste sur la bonne voie.

Les constructeurs traditionnels et les entreprises déploient désormais des robotaxis à grande échelle dans de nombreuses villes, tandis que les camions autonomes connaissent également d’importants progrès. Kersten Heineke, associé et codirecteur du Centre McKinsey pour la mobilité future, se réjouit de ces avancées. Il souligne toutefois que le développement de ces technologies prend plus de temps que prévu en raison de difficultés environnementales et de restrictions financières.

Le principal défi actuel réside dans la mise au point de logiciels et d’équipements visant à garantir la sécurité des personnes à l’intérieur et à l’extérieur des véhicules autonomes. Les constructeurs et les équipementiers automobiles se concentrent donc sur les Lidar et les logiciels de prédiction et d’anticipation.

Les aides à la conduite se multiplient avec les systèmes Adas

Le CES de Las Vegas présente également de nombreuses innovations en matière d’aides à la conduite. Les allées du salon regorgent de technologies telles que la vision 3D, la vision nocturne, les détecteurs de fatigue du conducteur et les dispositifs de surveillance des mouvements des yeux, des gestes et des mains sur le volant. Christophe Périllat, PDG du groupe français Valeo, affirme que ces technologies améliorent la sécurité routière et estime que d’ici 2030, 90 % des véhicules produits dans le monde seront équipés de systèmes d’assistance à la conduite de niveau 2 et 2+. Il prévoit également que trois millions de véhicules seront de niveau 3 ou 4. Cependant, le niveau 5, équivalent à un conducteur humain, semble encore hors de portée.

Lire aussi :   Burkhard Huhnke rejoint Scout Motors, renforçant ainsi Volkswagen.

Malgré les avancées technologiques, la sécurité reste une préoccupation majeure. Les véhicules autonomes font souvent la une des journaux lorsqu’ils sont impliqués dans des accidents. Par exemple, l’entreprise Cruise, filiale de General Motors, a interrompu ses activités après plusieurs accidents et la suspension de ses autorisations en Californie. De même, le système Autopilot de Tesla a été critiqué pour donner aux conducteurs l’impression que la voiture se conduit toute seule, augmentant ainsi les risques d’accidents. Une étude récente menée avec les taxis sans chauffeur Waymo One a toutefois montré que les véhicules autonomes étaient considérablement plus sûrs que les conducteurs humains.

Actuellement, les véhicules autonomes se développent principalement dans le secteur professionnel avec les flottes de robotaxis et de navettes. Les particuliers bénéficient quant à eux de moins d’automatisation, principalement en raison de contraintes réglementaires et de coûts supplémentaires. Néanmoins, selon Kersten Heineke, la circulation de centaines de milliers de robotaxis est prévue d’ici trois à cinq ans, la Chine étant en tête devant les États-Unis et l’Europe. La conduite autonome pourrait générer entre 300 et 400 milliards de dollars dans le monde d’ici 2035, selon le Centre McKinsey pour la mobilité future.