Une enquête judiciaire a été lancée suite à plusieurs décès causés par des airbags Takata défectueux. La JIRS de Paris est chargée de déterminer les responsabilités concernant ces équipements problématiques.
Ouverture d’une information judiciaire sur les airbags Takata
Le 16 avril 2025, une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris pour tromperie aggravée et mise en danger de la vie d’autrui, concernant les airbags défectueux du fabricant Takata, responsables de plusieurs décès en France, selon des informations de l’AFP. Le parquet a précisé que trois enquêtes sur des accidents mortels ont été transférées à la JIRS (Juridiction interrégionale spécialisée) de Paris, qui pourra alors saisir les juges d’instruction.
Des décès liés aux airbags défectueux
Le parquet de Tarbes a transféré une enquête préliminaire concernant l’explosion d’un airbag Takata le 18 novembre 2023 à Galan (Hautes-Pyrénées), causant la mort d’un conducteur né en 1972. Le parquet de Fort-de-France a également cédé une enquête similaire après un incident survenu le 28 décembre 2021 aux Trois-Ilets (Martinique), ayant entraîné le décès d’un conducteur né en 1954. Le 17 juin, le parquet de Reims a fait de même concernant un accident le 11 juin 2025, où une conductrice née en 1988 a perdu la vie.
L’information judiciaire vise des pratiques commerciales trompeuses, la non-information des consommateurs sur la non-conformité des produits, et la mise en danger de la vie d’autrui. L’association UFC-Que Choisir et plusieurs propriétaires de véhicules du groupe Stellantis, équipés d’airbags Takata, ont également déposé plainte, incitant d’autres juridictions à joindre leurs procédures à celle de la JIRS de Paris.
Depuis 2014, le scandale des airbags Takata a secoué l’industrie automobile mondiale, avec en France 18 morts et 25 blessés recensés, dont une majorité dans les Outre-mer, selon le ministère des Transports.




