Réforme du Bonus Automobile en 2025
À compter du 1er juillet 2025, le bonus automobile sera remplacé par une aide sous forme de certificats d’économies d’énergie (CEE). Bien qu’encore en consultation, ce projet d’arrêté est indispensable, car le budget 2025 est presque entièrement utilisé, d’autant plus qu’il a été discrètement réduit par le gouvernement.
Transition délicate vers les certificats d’économies d’énergie
Le gouvernement français s’apprête à remplacer le bonus écologique par les certificats d’économies d’énergie dès le 1er juillet 2025, une décision qui semble motivée par des contraintes budgétaires pressantes. Le budget initialement annoncé de 700 millions d’euros pour 2025 s’avère être une promesse non tenue, avec seulement 496 millions d’euros réellement alloués, soit une réduction significative par rapport à l’année précédente. Xavier Horent, délégué général de Mobilians, révèle que ce manque de financement pourrait atteindre 200 millions d’euros. Cette situation incertaine fait craindre un arrêt brutal du bonus écologique, semblable à l’arrêt du dispositif MaPrimeRenov’ dans le secteur du bâtiment.
Impact sur le marché et l’incertitude des professionnels
Les changements annoncés suscitent l’inquiétude des consommateurs et des professionnels de l’automobile. Les ventes de voitures électriques, qui représentent 17,8 % du marché mais sont en baisse de 7,1 % par rapport à l’année précédente, pourraient en pâtir davantage. Le leasing social, qui avait stimulé les ventes en 2024, est prévu pour septembre 2025, mais avec seulement 50 000 dossiers, son impact risque d’être limité. Par ailleurs, les certificats d’économies d’énergie, avec une aide moyenne de 310 à 400 euros par véhicule, peinent à convaincre, bien que cette aide puisse atteindre 4 000 euros dès juillet. Les distributeurs craignent de revivre les difficultés financières de 2024, où l’État leur devait 326 millions d’euros.
Perspectives financières préoccupantes pour 2026
Les discussions sur le budget 2026 s’annoncent tendues, avec peu d’espoir pour un financement accru des véhicules électriques, dans un contexte de réduction des dépenses publiques de 40 milliards d’euros. Le plan des CEE arrive à son terme, et les négociations avec les fournisseurs d’énergie sont en cours pour définir les futurs niveaux de financement. Xavier Horent s’interroge sur les mesures de soutien à la transition énergétique des ménages pour 2026, alors que la ministre Agnès Pannier-Runacher avait exprimé son souhait de rééquilibrer les recettes et dépenses liées au malus et au bonus automobile. Pour l’instant, aucune décision n’a été prise, laissant l’avenir des aides incertain.




