Fermeture d’une usine en Allemagne : ZF prend la décision

Léo

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En raison d’une compétitivité en déclin en Allemagne et faute de trouver un acquéreur, ZF, l’équipementier automobile, a récemment annoncé la fermeture de son usine d’Eitorf et la suppression de 700 emplois. Cependant, la production des amortisseurs sera délocalisée afin de bénéficier d’une structure de coûts plus avantageuse, selon la direction de l’entreprise.

La compétitivité de l’Allemagne remise en question par l’envolée des prix de l’énergie

L’Allemagne, réputée pour sa compétitivité dans le secteur automobile, est-elle en train de perdre son avantage ? C’est ce que laisse penser la récente hausse des prix de l’énergie. Après Bosch et Michelin, l’équipementier ZF a annoncé la fermeture de son usine d’Eitorf dans la Ruhr d’ici 2027.

Cette fermeture, qui entraînera la suppression de 700 emplois, concerne un site spécialisé dans la production d’amortisseurs. ZF cherchait un repreneur pour cette usine depuis 2022, mais a finalement décidé de délocaliser la production en dehors de l’Allemagne pour des raisons économiques, explique le porte-parole de l’usine, Florian Tausch.

« Nous allons relocaliser la production dans des endroits où les structures de coûts sont plus favorables, afin de pouvoir continuer à produire de manière compétitive », a ajouté Tausch.

En décembre dernier, ZF avait également annoncé l’arrêt de la production des systèmes de direction pour voitures à son usine de Gelsenkirchen d’ici fin 2024, affectant environ 200 salariés.

Les syndicats s’inquiètent également pour l’avenir de l’usine de fabrication de boîtes de vitesse de ZF à Sarrebruck, où plus de 7 000 postes pourraient être supprimés dans les prochaines années sur un total de près de 10 000 salariés, dont de nombreux frontaliers résidant en France.

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Les équipementiers automobiles allemands confrontés à la transition vers l’électrique

La transition vers l’électrique est une étape difficile pour les équipementiers automobiles allemands, qui doivent réduire massivement leurs coûts pour s’adapter à cette évolution. Bosch, par exemple, a annoncé son intention de supprimer jusqu’à 1 500 emplois dans ses sites allemands spécialisés dans les transmissions.

De son côté, Continental, un autre acteur majeur du secteur, a dévoilé mi-novembre un plan d’économies de 400 millions d’euros dans sa division automobile à partir de 2025, grâce à la suppression de milliers d’emplois administratifs. Cette volonté de réduction des coûts s’explique par la nécessité de s’adapter aux nouvelles exigences du marché et de maintenir la compétitivité du secteur automobile allemand.