Le groupe de pression pro-électrique Transport & Environnement critique les carburants de synthèse. Selon eux, une voiture utilisant de l’e-fuel émettrait 79 % de CO2 de plus qu’une voiture électrique, mais 70 % de moins qu’une voiture à essence. Pour T&E, cette solution n’offre aucun avantage.
Les carburants de synthèse, également appelés e-fuels, sont vivement critiqués par le lobby Transport & Environnement (T&E) qui ne voit aucune solution technologique autre que l’électrique. T&E affirme que les voitures alimentées par des e-fuels émettront près de cinq fois plus de CO2 que les véhicules électriques si l’Union européenne renonce à son exigence de neutralité carbone pour ces carburants. L’industrie pétrolière ferait pression pour affaiblir ce critère. Marie Chéron, responsable politiques véhicules à T&E France, souligne l’importance pour les gouvernements des États membres de maintenir cette exigence de neutralité carbone.
Le point clé de la critique de T&E est la neutralité carbone des e-fuels, qui sont produits en associant des molécules d’hydrogène et de carbone. Il est primordial de savoir si l’hydrogène utilisé est décarboné et si le CO2 provient de l’atmosphère ou de la biomasse. T&E prend comme exemple une berline essence du segment C conduite en 2035, émettant 204 g/km de CO2. En comparaison, une voiture électrique émettrait seulement 13 g/km de CO2, voire 3 g/km en France où l’électricité est moins carbonée.
En remplaçant l’essence par des e-fuels, les émissions de CO2 passeraient à 61 g/km si les législateurs appliquent le critère de 70% de neutralité carbone prévu par la législation européenne actuelle sur les énergies renouvelables. T&E souligne que pour être réellement neutres en carbone, les e-fuels doivent être produits en utilisant du CO2 capturé dans l’air pour compenser les émissions générées lors de leur combustion.
T&E ajoute que les e-fuels sont également responsables de rejets de dioxyde d’azote (NOx), de monoxyde de carbone et d’ammoniac. Le coût de production élevé de ces carburants et la quantité d’électricité renouvelable nécessaire à leur fabrication sont également des arguments avancés par T&E pour dénoncer cette alternative, qu’ils considèrent comme un gaspillage d’énergie et d’argent.
En conclusion, T&E critique vivement les e-fuels en raison de leurs émissions de CO2 plus élevées par rapport aux véhicules électriques, à moins que l’exigence de neutralité carbone ne soit respectée. L’organisation souligne également les émissions de polluants et le coût élevé de production de ces carburants.
