Les États-Unis durcissent encore les règles du bonus électrique

Léo

Bonus écologique VE États-Unis

A partir de 2024, les véhicules électriques devront respecter une condition pour bénéficier des aides de l’Etat fédéral américain : ils ne devront pas contenir de composants de batterie fabriqués ou assemblés en Chine. De même, à partir de 2025, cette condition s’étendra également aux métaux.

Les subventions pour l’achat de véhicules électriques aux États-Unis excluront les batteries fabriquées en Chine et dans d’autres pays rivaux

Les subventions pour l’achat de véhicules électriques aux États-Unis, qui constituent une mesure phare du plan climatique de Joe Biden, ne seront plus accordées aux acheteurs de voitures contenant des composants de batterie fabriqués en Chine ou dans d’autres pays rivaux, selon un plan annoncé le 1er décembre par le département du Trésor. Cette décision vise à renforcer la sécurité des chaînes d’approvisionnement américaines et entrera en vigueur à partir de 2024. Les pays concernés sont la Chine, la Russie, la Corée du Nord et l’Iran, considérés comme des entités étrangères préoccupantes.

Les métaux critiques extraits, traités ou recyclés par ces pays seront également exclus à partir de 2025

En plus de l’exclusion des batteries fabriquées dans les pays rivaux, les véhicules électriques éligibles aux subventions ne pourront pas contenir de métaux critiques extraits, traités ou recyclés par ces pays à partir de 2025, selon les règles présentées par l’administration Biden. Cette mesure vise à réduire la dépendance de l’industrie naissante des voitures électriques aux pays concernés.

Le grand plan climat de Joe Biden, l’Inflation Reduction Act (IRA), prévoit un crédit d’impôt pouvant atteindre 7 500 dollars pour l’achat d’un véhicule électrique fabriqué aux États-Unis. Toutefois, cette proposition risque de réduire le nombre de véhicules éligibles aux crédits d’impôt et d’augmenter la pression sur les constructeurs automobiles qui sont déjà confrontés à la transition vers la production de voitures électriques.

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Le sénateur Joe Manchin, un démocrate centriste dont le vote a été crucial pour l’adoption de l’IRA, a critiqué ces règles en les jugeant insuffisamment fortes pour déplacer les chaînes d’approvisionnement hors de la Chine. De son côté, Mike Gallagher, président républicain de la commission spéciale de la Chambre des représentants sur le Parti communiste chinois, a averti que cette proposition accroîtrait la dépendance à l’égard de la Chine en citant certaines exemptions aux règles.