Manque d’ambition des entreprises du CAC 40 dans l’application du forfait mobilités durables

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FMD

Le nombre d’entreprises du CAC 40 qui ont mis en place le forfait mobilités durables (FMD) a doublé en un an. Cependant, une étude de la start-up Worklife indique que ces entreprises manquent d’ambition concernant ce dispositif. En effet, 40 % d’entre elles proposent des mesures en dessous des objectifs légaux.

Le forfait mobilités durables : une adoption croissante chez les entreprises du CAC 40

Près de deux ans après son entrée en vigueur, le forfait mobilités durables (FMD) s’est solidement implanté dans le paysage de la mobilité en entreprise. Une étude menée par la start-up spécialisée dans les RH, Worklife, a révélé que les sociétés du CAC 40 ayant mis en place le FMD ont presque doublé en un an. En effet, si 39 % de ces entreprises proposaient le dispositif en 2022, elles sont désormais 72,5 % à l’avoir instauré en 2023.

Un manque d’ambition chez les entreprises du CAC 40

Cependant, ces chiffres encourageants nécessitent une certaine nuance. Sur les 17 entreprises offrant une enveloppe de 500 euros et plus, seules six d’entre elles ont mis en place un dispositif « clair et étendu », selon Worklife. De plus, 41,3 % des entreprises ayant adopté le FMD proposent des mesures en deçà des dispositifs légaux.

Rappelons que le FMD est un dispositif de la loi d’orientation des mobilités (LOM) qui permet aux employeurs de proposer une enveloppe financière à leurs salariés pour leurs trajets domicile-travail en mobilité douce. Conformément à la loi, le plafond du FMD peut être porté à 800 euros en cas de cumul avec la prise en charge de l’abonnement de transport en commun.

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En ce qui concerne l’abonnement aux transports en commun, Worklife souligne que depuis la loi de finances rectificative de 2022, le taux exonéré de prise en charge est maintenant de 75 %. Pourtant, 50 % des entreprises ne financent que la moitié de cet abonnement.

Une application du FMD disparate

Benjamin Suchar, directeur général et cofondateur de Worklife, affirme que des solutions de gestion sont désormais disponibles sur le marché, offrant aux entreprises les moyens nécessaires pour intégrer facilement le FMD. De plus, la mise à jour de la loi LOM offre des incitations fiscales et sociales, encourageant les entreprises à considérer cette mesure comme un avantage compétitif et un moyen de renforcer leur image et leurs performances.

Selon Worklife, l’application disparate du FMD est due à des règles trop complexes, notamment celles liées à l’abonnement de transport qui conditionnent le seuil d’exonération de charges, ainsi qu’à l’absence d’outils de gestion. De plus, le caractère facultatif de la loi ne pousse pas les entreprises à faire preuve d’ambition sur le sujet.