Programme d’accélération Stimcar prévu pour 2024

Léo

Stimcar monte en régime

Après une année de consolidation du réseau, Stimcar, spécialiste du reconditionnement de véhicules d’occasion, prévoit de passer à trois équipes dans chacun de ses ateliers d’ici 2024.

Stimcar prévoit une expansion ambitieuse en 2024

Stimcar, une entreprise spécialisée dans le reconditionnement de voitures d’occasion, prévoit d’accélérer son activité en 2024. Les cofondateurs, Yann et Jean-François Brazeau, ont révélé lors d’une interview accordée au Journal de l’Automobile le 5 janvier 2024, leur intention de passer à un régime de trois équipes journalières dans chaque atelier de leur réseau.

En commençant dès le mois de janvier, les sites Stimcar de Nantes, Toulouse, Rennes et Bordeaux ajouteront une troisième équipe. Les ateliers de Montpellier, Lille et Lyon suivront selon le calendrier établi par les frères à la tête de l’entreprise.

Lors d’une conférence organisée par AutoActu, les cofondateurs ont expliqué leur volonté de densifier leur réseau. Ils envisagent ainsi d’ouvrir un site à Marseille d’ici les prochaines semaines pour lancer l’activité au deuxième trimestre. Le Grand Est et l’Île-de-France sont également des régions prioritaires pour Stimcar.

« Les demandes de nos clients sont nombreuses, mais nous prenons le temps de mettre en place nos projets », déclare Yann Brazeau. Stellantis & You, en tant qu’actionnaire principal, représente un client important pour Stimcar, bien que non majoritaire. Les concessionnaires, les loueurs, les organismes financiers et les gestionnaires de flottes contribuent également à diversifier les sources de revenus de l’entreprise.

Une ambition de 50 000 unités

En 2023, Stimcar a consolidé ses structures en mettant l’accent sur l’homogénéisation de la qualité de ses services. Cela garantit aux clients des ateliers de reconditionnement une prestation identique, quel que soit le contrat choisi. « Nous avons prouvé la pertinence de notre modèle par rapport à d’autres choix faits par des opérateurs de reconditionnement », soulignent les cofondateurs.

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Cela a également permis à l’entreprise de créer des parcours de formation pour intégrer et développer les compétences de ses employés. Toutefois, les cofondateurs de Stimcar ont décidé de limiter la taille des équipes à une quinzaine de personnes maximum, soit un total de 30 à 50 employés par centre. « Cela nous permet de réduire les risques de tensions humaines, de perte de productivité et de rotation du personnel », explique Jean-François Brazeau.

Cette nouvelle configuration va entraîner une explosion des volumes. Après avoir reconditionné 40 000 voitures en quatre ans, les cofondateurs prévoient d’atteindre environ 50 000 unités en 2024. Cependant, cela dépendra de la capacité des constructeurs à fournir des pièces de rechange. « Stellantis est très efficace à cet égard, tandis que d’autres rencontrent plus de difficultés, ce qui impacte considérablement les délais de traitement », analyse Yann Brazeau.

Interrogés sur l’augmentation des prix de remise en état, les deux frères minimisent l’impact de l’inflation. « Pour minimiser l’impact de l’inflation, nous recommandons à nos clients de réparer autant que possible et de ne remplacer que les pièces usées », commente Yann Brazeau. Selon lui, les tarifs de Stimcar n’ont augmenté que de 4 à 5 % en quatre ans. « Nous ne croyons pas aux grilles de niveaux de reconditionnement, car elles ont un effet négatif », ajoute-t-il.