Le gouvernement mise sur les trajets domicile-travail en favorisant le covoiturage.

Léo

plan covoiturage 2024

Le gouvernement prévoit de prolonger le programme de covoiturage jusqu’en 2024. La prime de 100 euros sera maintenue, mais elle sera uniquement accordée aux conducteurs qui effectuent des trajets de courte distance. L’objectif principal du gouvernement est de favoriser les déplacements domicile-travail.

La prime au covoiturage reconduite en 2024 pour les trajets courts

Le gouvernement a annoncé que la prime au covoiturage de 100 euros sera reconduite en 2024, mais avec une nouvelle orientation. En effet, cette prime sera désormais axée sur les trajets courts, tels que les trajets vers le travail, l’école ou les loisirs, c’est-à-dire les trajets de moins de 80 kilomètres. Cette mesure vise à encourager le covoiturage quotidien et à en faire une pratique courante.

Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, a précisé que cette adaptation de la prime vise à répondre à l’objectif de transition écologique en incitant les Français à changer leurs habitudes automobiles. Cette mesure permettra d’économiser de l’argent, de l’essence, du temps dans les embouteillages, tout en réduisant les émissions de polluants.

Des freins à lever pour développer le covoiturage quotidien

Actuellement, le covoiturage représente déjà jusqu’à 3% des trajets sur de longues distances. Cependant, pour les trajets du quotidien, cette pratique reste marginale (0,01% selon la plateforme Blablacar). Pour augmenter le nombre de trajets quotidiens en covoiturage, il est nécessaire de surmonter certains obstacles.

Le cabinet du ministre des Transports, Clément Beaune, a souligné qu’il existe des freins psychologiques à l’adoption du covoiturage au quotidien, notamment pour les personnes qui n’ont jamais pratiqué cette forme de transport ou qui ont des appréhensions à le faire. Ainsi, pour développer le covoiturage, il est essentiel de mettre en place des infrastructures, telles que des aires de stationnement dédiées, ainsi que des incitations financières pour encourager les automobilistes à adopter cette pratique.

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Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, a également souligné l’importance de changer ses habitudes et de voyager en groupe pour réduire l’impact environnemental. Elle a ajouté que plus de 200 000 nouveaux conducteurs ont adopté le covoiturage en 2023 et que cet élan doit être maintenu pour atteindre l’objectif ambitieux de trois millions de trajets quotidiens en covoiturage d’ici 2027. Cette transition permettrait à la France d’éviter 1% de ses émissions de gaz à effet de serre en 2030.

Le covoiturage encouragé par les entreprises et les collectivités

Outre les incitations financières et les infrastructures, le développement du covoiturage passe également par la participation des entreprises et des collectivités. Les entreprises peuvent encourager leurs employés à covoiturer pour se rendre au travail, comme l’a fait La Poste, qui a fortement promu cette pratique auprès de ses salariés.

Les collectivités, telles que les villes et les métropoles, sont également encouragées à jouer un rôle actif en développant des lignes de covoiturage et des aires de stationnement dédiées. Des dispositifs incitatifs, tels que des primes supplémentaires, peuvent également être mis en place pour soutenir le covoiturage.

Enfin, pour faciliter le covoiturage, des voies réservées ont été aménagées aux abords des grandes métropoles, telles que Paris, Lille et Marseille, avec une longueur totale de 115 kilomètres fin 2023. Afin de garantir le respect de ces voies réservées, des équipements de détection des infractions, similaires à des radars, seront installés en 2024. Cette combinaison d’actions vise à encourager le covoiturage et à en faire une pratique courante et accessible à tous. (avec AFP)

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