Le public recherché pour le forfait mobilités durables reste encore à trouver

Léo

Forfait mobilités durables

Le gouvernement vient de publier la troisième édition du baromètre « forfait mobilités durables » en 2021. Malgré quatre ans de mise en place, seulement un tiers des participants connaissent ce dispositif, qui peine encore à se répandre dans les entreprises privées.

Le baromètre « forfait mobilités durables » fait son retour avec une troisième édition

Le baromètre « forfait mobilités durables » (FMD) refait surface avec une troisième édition. Cette étude, créée en 2021 par le ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires en collaboration avec l’Ademe, présente un état des lieux du déploiement du FMD et met en évidence les acquis ainsi que les axes d’amélioration potentiels. Cette nouvelle édition a interrogé 601 décisionnaires dans la politique de mobilité et transport d’entreprises privées, soit près de deux fois moins que lors de la première édition parue en avril 2021. Le focus a été resserré sur le secteur privé après le retrait du secteur public, où le FMD s’applique désormais de droit.

Des efforts à faire sur la communication

Quatre ans après sa mise en place dans le cadre de la loi d’Orientation des mobilités (LOM), le FMD cherche encore de la reconnaissance. Selon le baromètre, seulement un tiers des répondants ont eu vent du dispositif, contre 80 % des entreprises privées en 2022. Il est intéressant de noter que le baromètre lui-même a contribué à faire connaître le FMD à deux décisionnaires sur cinq. Parmi les entreprises ayant pris connaissance du dispositif, 29 % le déploient déjà et 36 % ont validé son déploiement sur le principe. De plus, 46 % des entreprises n’ayant pas encore déployé le FMD prévoient de le faire à terme. Les PME et les TPE sont particulièrement intéressées par le FMD, notamment en raison de la simplification de la réglementation et de l’augmentation du plafond jusqu’à 800 euros.

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Des freins encore présents malgré les évolutions réglementaires

Bien que le dispositif du FMD devrait se généraliser dans les années à venir, des freins subsistent. Selon le baromètre, deux entreprises sur cinq n’ayant pas mis en place le FMD estiment que ce dernier ne serait pas utile. Près de huit sociétés sur dix ont rencontré au moins une difficulté pour mettre en œuvre le FMD, la principale étant le manque de compréhension et d’informations sur le sujet. Les contrôles de l’Urssaf et l’enveloppe budgétaire à allouer sont également cités comme des obstacles. Malgré une validation sur le principe du dispositif par 36 % des employeurs interrogés, le FMD nécessite encore d’être connu et utilisé pour devenir un véritable outil au service de la marque employeur et de la réduction de l’empreinte carbone des organisations.

Les transports en commun en tête des moyens utilisés

Le FMD est actuellement utilisé par 49 % des salariés en moyenne selon les employeurs interrogés. Parmi les modes de transport éligibles, le vélo est privilégié par 44 % des décisionnaires, suivi des transports en commun sans abonnement et du covoiturage à égalité à 36 %. Les engins de déplacement motorisés tels que les trottinettes électriques et l’autopartage sont moins utilisés. Cependant, les données sur les modes de transport sont à prendre avec prudence car seuls un quart des employeurs les suivent. De plus, le FMD est souvent combiné à d’autres moyens d’incitation financière, tels que l’indemnité kilométrique, le remboursement de l’abonnement aux transports en commun, la prime carburant ou la mise à disposition d’un véhicule de fonction.

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Un dispositif qui a beaucoup évolué

Depuis son entrée en vigueur en 2020, le FMD a connu de nombreux changements, dont le plafonnement du montant alloué par l’employeur à ses salariés, passé de 400 euros en 2020 à 800 euros en 2023. Le FMD permet à l’employeur d’encourager les moyens de mobilité durable pour les trajets domicile-travail en prenant en charge les frais liés à leur utilisation. Les entreprises de plus de 50 salariés sont tenues d’inclure le volet « mobilité » dans les négociations salariales annuelles obligatoires (NAO) depuis 2020. Cependant, le dispositif du FMD doit encore être davantage connu et utilisé pour véritablement contribuer à la marque employeur et à la réduction de l’empreinte carbone des organisations.